LOUVRE - DNP MUSEUM LAB Actualités
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Le département des Antiquités grecques, étrusques et romaines
Dixième présentation Louvre - DNP Museum Lab Autour d’un chef- d’œuvre de la Grèce antique – Hommes, dieux et héros
Le département des Antiquités grecques, étrusques et romaines réunit les œuvres de trois civilisations : grecques, étrusques et romaines, illustrant l'activité artistique d'une vaste région : Grèce, Italie et ensemble du bassin méditerranéen, dont l'histoire s'étend de l'époque néolithique (IVe millénaire av. J.-C.) au VIe siècle de notre ère.

Antiquités grecques, étrusques et romaines, salle 16 : Vénus de Milo
© 2010 Musée du Louvre / Angèle Dequier

La constitution de la collection
La section des antiques ouverte dès 1793 se constitue autour des anciennes collections royales enrichies par les saisies révolutionnaires. Le musée s'installe en 1800 dans les appartements d’été d'Anne d'Autriche et en 1807, sont achetés plus de cinq cents marbres de la collection Borghèse suscitant l’aménagement de la salle des Cariatides, du rez-de-chaussée du pavillon du roi et des appartements d’hiver de la reine. Après la restitution des œuvres en 1815, E.Q. Visconti (1751-1818), premier « surveillant des antiques » mène une active politique d'acquisition.
En 1821, la Vénus de Milo offerte par le marquis de Rivière à Louis XVIII rejoint les collections. Le fonds composé essentiellement de marbres, s'enrichit d’objets archéologiques par l’achat des collections Tochon (1818) et Durand (1825-1836), à l’origine de la création en 1827 du musée Charles X au premier étage du Palais, puis en 1861 par celui de la collection Campana dont la collection de vases est installée au premier étage de l'aile sud de la Cour carrée, dans la Galerie parallèle au musée Charles X.

Antiquités grecques, étrusques et romaines, galerie Campana
© 2002 Musée du Louvre / Pierre Ballif

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, les missions archéologiques font parvenir au Louvre de nombreux objets provenant d’Afrique du Nord et de tout l’Empire ottoman. La Victoire de Samothrace découverte en 1863 par Champoiseau est exposée au sommet de l’escalier Daru à partir de 1884. On découvre alors la sculpture grecque archaïque (Coré de Samos, Tête de Cavalier, Dame d'Auxerre) et les « Tanagras » de Béotie.

Au début du XXe siècle, une refonte complète du département est imaginée et progressivement mise en œuvre. Le musée des sculptures hérité de Napoléon est démantelé en 1934 tandis que s’impose un classement
chronologique. Un parcours consacré à l’art grec est déployé au rez-de-chaussée autour des sculptures dans les salles des appartements d’hiver de la reine, de la salle de Diane et de celle des Cariatides, et un circuit consacré à l’art romain est organisé autour des anciens appartements d’été d’Anne d’Autriche. Aux lendemains de la seconde guerre mondiale sont inaugurées à l’étage l’ancienne salle Lacaze pour les bronzes, la salle Henri II consacrée à l’art étrusque et la Salle des bijoux qui abrite les trésors d’argenterie romaine et les fresques romaines.

Antiquités grecques, étrusques et romaines, salle 22 : antiquités romaines
© 2009 Musée du Louvre / Stéphane Olivier

La muséographie actuelle

L’état actuel des salles du département est le fruit d’un vaste projet de redéploiement des collections mis en œuvre à partir de 1980. Les collections étrusques sont alors exposées au rez-de-chaussée, entre la cour du Sphinx et la Petite Galerie et les sculptures romaines prennent place dans la Petite Galerie et l’ancienne salle dite d'Auguste. A la suite de l’ouverture de la pyramide du Louvre, un nouveau redéploiement des collections est imaginé dans les années 1990. Il affecte dans une première phase les collections d’art grec et les salles du premier étage (1997-2010). En 1997, l’ouverture de la Galerie de la Grèce préclassique complétée d’une galerie d’épigraphie grecque, d’une salle du style sévère et d’une nouvelle salle consacrée au temple d’Olympie sous l’escalier de la Victoire de Samothrace permet de créer une nouvelle entrée du département où se mêlent des objets représentant tous les matériaux et techniques. La même année, la Galerie Daru est rénovée et le premier étage est réaménagé : la salle Henri II est alors consacrée aux trésors d’argenterie, l’ancienne salle des Bijoux est transformée en salle des verres tandis que le département reconquiert la moitié de l’ancien musée Charles X pour y présenter les figurines et reliefs de terre cuite et que la galerie Campana comme la salle des bronzes sont entièrement revues.

Après l’ouverture de la salle du Manège en 2004 et l’aménagement de la salle de Diane en 2006 pour accueillir les marbres du Parthénon, le département a achevé en juillet 2010 le redéploiement des salles consacrées à l’art grec par l’inauguration des salles dédiées à l’art grec classique et hellénistique attribuant à la Vénus de Milo le rez-de-chaussée du pavillon du Roi. Cet ensemble de dix salles forme deux galeries appartenant aux anciens appartements royaux,
qui se poursuivent par la célèbre salle des Cariatides, achevant ainsi le parcours chronologique dédié à l’art grec antique commencé en 1997.
Dans les années à venir (2013-2016) le département a le projet de remanier les salles consacrées à l’art romain autour de la cour du Sphinx et de créer un nouveau parcours consacré, à l’étage, aux arts italique et étrusque par l’annexion notamment de la salle des sept cheminées, l’ancienne chambre du Roi au-dessus de la salle de la Vénus de Milo.

Antiquités grecques, étrusques et romaines, salle 14 : Grèce classique
© 2010 Musée du Louvre / Angèle Dequier

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